Notre Engagement

Comprendre le TIG en 2min

Vidéo Chantiers-Passerelles et Forum du TIG

Institué par la loi du 10 juin 1983, le Travail d’Intérêt Général a été conçu comme une peine alternative à la prison pour des délits mineurs (tous les délits punis d’une peine d’emprisonnement et pour certaines contraventions de 5ème classe, notamment pour dégradations volontaires), qui permet de prévenir la délinquance, mais aussi d’éviter la récidive par le biais de l’insertion sociale et professionnelle.

Le « TIG » consiste en un travail non rémunéré effectué au bénéfice de la collectivité, d’une durée maximale de 280 heures. Il peut être réalisé pour le compte d’une mairie, d’un établissement public, d’une personne morale de droit privé chargée d’une mission de service public, ou d’une association agréée. Le TIG est présenté comme une sanction plus éducative, mais également plus économique qu’une courte peine de prison. Elle implique la société civile, associée à l’exécution de la peine.

Portée en 1983 par Robert Badinter, alors Garde des Sceaux, la mesure affichait un triple objectif : lutter contre la récidive, renforcer l’insertion des personnes condamnées et réduire la surpopulation carcérale.

La surpopulation carcérale est un problème majeur qui ne cesse de s’aggraver. Au 1er octobre 2017, la France comptait plus de 70 000 détenus pour 59 000 places, ce qui représente un coût considérable puisqu’une journée de prison pour une personne détenue est estimée à 100 €, tandis que le coût moyen d’une mesure en milieu ouvert, notamment les Travaux de TIG, est estimé à 31 €.
Dans le Département des Hauts-de-Seine, la Maison d’arrêt de Nanterre n’échappe pas à cette dure réalité puisqu’elle accueille aujourd’hui près de 1100 détenus alors qu’elle est conçue pour n’en recevoir que 600. Ces conditions difficiles de détention ne favorisent aucunement l’accompagnement à la réinsertion sociale et professionnelle après l’exécution de la peine.

Pourtant, à plus de trente ans d’existence, le TIG reste sous-utilisé malgré son potentiel avéré : il représente moins de 7 % des peines prononcées. C’est dire combien notre action « TIG insertion sociale et professionnelle » répond à un besoin criant en apportant une réponse nouvelle à des besoins non satisfaits de la société.

 

L’association considère le TIG comme un levier d’insertion sociale et professionnelle car :

Les Tigistes sont majoritairement des personnes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles
Le TIG n’est pas exploité à sa juste valeur pendant son exécution (pas de valorisation de cette expérience professionnelle sur le CV)
La dynamique emploi s’arrête à la fin du TIG alors que le Tigiste commence à émerger.

 

{Pour plus d’info sur le TIG : http://www.justice.gouv.fr/le-travail-dinteret-general}